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 Un saurus... une vie

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Whitesaurus
Grand prêtre d'Ehlonna
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Localisation : A la taverne, dernière alcôve au fond à droite !
Clan : Croisés d'Ehlonna
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MessageSujet: Un saurus... une vie   Mar 3 Juin 2008 - 15:24

(Soyez indulgent... premier rp long metrage :p)

bien sur c'est pour ceux qui auront le courage d'aller jusqu'au bout ^^


Dernière édition par Whitesaurus le Mar 3 Juin 2008 - 15:37, édité 1 fois
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Whitesaurus
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MessageSujet: Re: Un saurus... une vie   Mar 3 Juin 2008 - 15:25

Un vieux vagabond vêtu de guenilles dépareillées parcourait les chemins poussiéreux, traînant son corps de ville en ville, mendiant le gîte et le couvert dans les tavernes et auberges devant lesquelles il passait, en échange d'une démonstration de son talent de conteur.

En l'observant il donnait l'impression que les années glissaient sur lui sans l'atteindre. Une grande sagesse filtrait de ses yeux bleus intenses.

A force d'arpenter sans but les terres argentées, il jouissait d'une certaine réputation de telle sorte que les villageois lui ouvraient leur portes avec une certaine avidité. Après tout c'était le seul moyen d'avoir des nouvelles du monde extérieur... ce qui se résumait à la limite de leur champs. Qui plus est les dieux seuls savent à quel point la curiosité est récurrente chez chaque être vivant possédant une pointe de lucidité.
Mais il était toujours resté humble, et ne demandait rien d'autre qu'un repas, une paillasse et deux ou trois chopes de bières pour ré-hydrater toujours plus son gagne-croûte.
De toute façon, personne ne l'aurait laissé s'assécher tant que l'histoire n'était pas terminée... et il savait y faire le bougre pour tenir en haleine!



Aujourd'hui, par cette belle journée de printemps, l'humeur allégé par la douce brise qui lui caressait le visage, il décida de s'arrêter d'ici quelques lieues. Il se rappelait plus ou moins la présence d'une ferme isolée à la limite de la grande forêt orientale de la vallée de Kedrok.

Arrivé près des grilles, le soleil pointait ses dernières lueurs derrière les collines. Les paysans se regroupaient dans la cour principale sous une immense toile dressée en chapiteau. La troupe s'apprêtait à déguster un porc à la broche généreusement arrosé de graisse, pour le griller juste comme il faut. Les suintements sur la chaire se transformaient en gouttes de feu sous l'effet de la chaleur et crépitaient dans les braises. Les effluves arrivèrent aux narines expérimentées du vieux saltimbanque et il franchit sans plus réfléchir, son estomac sur et dans les talons, les protes du domaine.
Un géant barbu affairé à la découpe de la viande se retourna au son des grincement métalliques du fer rouillé et cessa son occupation.

Il observa un long moment la silhouette encapuchonnée et emmitouflée dans une cape grise de voyage qui s'avançait vers le feu de camp. Seul ses yeux, tel deux saphirs brillaient dans la pénombre naissante.


"Tiens don ! Mè qu'voila?? C't'y pas ce vieux brigand? Alors mon coquin, ça fè des saisons qu'on t'a point v traîner ta carcasse jusque dans c'patelin !" L'homme avança vers le chétif voyageur qui s'appuyait sur son bâton, son couteau dans sa main. Loin de ce personnage était une attention menaçante.
Le conteur se redressa légèrement, un son étrange, comme un léger sifflement se fit entendre avant que d'une voix sépulcrale le personnage se mette à parler.


"bonjour à toi Forlin ! J'ai pas mal bourlingué ces dernières lunes... J'ai une histoire toute fraîche pour toi et ta compagnie ! Je me joins à vous?"
Un œil sur le porc, le feu de camp et les amas de paille visibles dans les proches écuries lui donnait un regard enclin à la folie. Il en salivait... il se lécha les babines et claqua sa langue au palet pour montrer clairement sa satisfaction.
Il ne fallait pas plus que le visage en tranche de courge de Forlin, et la grande claque dans le dos de notre héros pour qu'il soit accueilli les bras ouverts autours de la tablée.


"C'est y pas qu'tu donnes envie l'ami ! Assiè toi comme c'la te plaît.
OHLA ! Les amis ! J'présentel'y meilleur conteur qu'j'connais ! Sacré soirée en vu !"

Une fois tout le monde en place, le repas se déroula dans le brouhaha des feux de joie traditionnels. Aux clameurs de satisfaction du menu se liait les chansons paillardes et épiques d'aventuriers mort pour la cause des terres d'argent.
Puis, lorsque le feu végéta, Forlin se tourna vers l'assemblée éclairée seulement grâce aux lueurs des braises rougeoyantes. D'un seul geste, Forlin acquit le silence, c'était au conteur d'entrer en scène...


Le vagabond, repus, se redressa sur son assise sommaire et se racla la gorge. Dans un geste théâtral, il se pencha en avant, sa capuche toujours relevée sur son visage dont ne discernait que ses yeux bleu à la prunelle de feu. Il sonda son public d'un regard profond, et il sut à ce moment qu'il les tenait à sa merci, attendant le moindre son qui sortirait de sa bouche.

"Ce soir, mes amis... commença t-il d'un voix profondément intense et vibrante,je vous conterez l'histoire d'un être qui vivait à la belle époque. Celle à laquelle nous combattions encore contre les forces déchaînées de Tanédhel, la traîtresse. Les Terres d'argents étaient alors sous la coupe du chaos..."

Le personnage se mit à briller d'une aura lorsqu'il saisit son bâton enveloppé de tissu. De son autre main gantée, il attrapa le rebord de sa capuche et la renversa sur ses épaules. Ses yeux n'étaient plus bleu mais flamboyants et des cris de surprises parcoururent l'assemblée. Dans un sourire le conteur constata l'effarement des convies. Deux ou trois femmes s'évanouirent devant la beauté du personnage (HRP : Je m'égare me semble t-il...) Seul un rire tonitruent retentit derrière la tablée. Forlin s'esclaffait, le visage violacé et défiguré par un rictus. Il semblait à la limite de la rupture d'anévrisme, de la suffocation et de la crise cardiaque tellement il riait. Tapant du poing sur la table, les invités le regardaient effarés. [/i]

"Sacré saurus ! J'adore quand il fait ça !!!".

Le saurus se tourna vers son hôte et sourit d'un petit air mesquin, ses yeux bleus pétillants de malice.
Il y avait en effet de quoi surprendre... imaginez vous isolé du monde extérieur depuis votre tendre enfance, non pas comme une prison, mais parce que la vie y est elle que l'on a pas envie d'aller voir ailleurs, et un jour, ce qui vous semble être un homme arrive à votre porte, le problème majeur étant qu'il n'a rien d'un être humain...
Son corps est recouvert d'écailles qui changent de couleurs selon a lumière, ses yeux bleus ou rouges, perçants, se positionnent au milieu d'un visage reptilien qui se prolonge par un long museau moustachu. Une longue langue sifflait entre des dents pointues et acérées.
La créature se déshabilla peu à peu et révéla un accoutrement des plus étranges. Une couronne sur la tête, un pendentif et un bâton que l'on aurait dit de métal en fusion se reflétaient sur son armure immaculée.
Ne seraient son sourire, sa malice et son rire cristallin révélant une jeunesse jusque là dissimulée, l'auditoire aurait pu fuir à toutes jambes. Il me semble que c'est ce que firent certains par ailleurs...




Il était tard, la bougie s'était presque entièrement consumée, et la mèche menaçait de rendre sa dernière étincelle de vie dans une volute âcre s'évadant dans la lourde atmosphère de l'alcôve occupée par le vieux saurus.
Whity ne savait pas pourquoi il éprouvait le besoin d'écrire ce qu'il ressentait, mais ça l prenait comme ça au beau milieu de la nuit. Une ébauche de conte lui était apparu pendant ces songes, et pour continuer à vivre il se devait de la coucher sur le papier le plus vite possible. Bien qu'aucun danger apparent ne le menace, il le sentait, sa vie en dépendait.
L'unique son , au milieu de cette nuit froide et sans lune, provenait du saurus lui-même : une respiration haletante, presque essoufflée, et la pointe de la plume qui grattait sans faiblir mais à un rythme effréné le doux parchemin.


La taverne était vide désormais,. Ses amis ehlonniens étaient couchés depuis un moment, mais leur camarade tourmenté par les horreurs qu'il vivait régulièrement dans son combat, le forçaient à garder les yeux ouverts. Dormir lui était désormais insupportable.
Depuis peu une pensée plus agréable occupait son esprit. Elle grandissait de plus en plus et ça devenait une obsession.
Il avait rentré quelques jours auparavant une amie à lui, connue alors qu'il était dans sa première famille. Il tenait à ce souvenir encore longtemps de son regard gris perçant qui le renversait au plus profond de son être. Ses longs cheveux bruns teintés de noir cascadaient sur ses épaules, sa voie douce comme le satin et son sourire malicieux lui revenait sans cesse en t^te, l'image défilant devant ses yeux.
Son coeur subissait des agressions, des tremblements, des larmes le tourmentaient par vagues successives et de plus en plus violentes.


"Que lui avait - elle fait? Pourquoi y penserais-je sans cesse? Qui est elle? Où se trouve t'elle?"... Ses mains tremblent, nouvelle crise... "Je veux... Je dois la retrouver... Attends moi !!"

Il lui avait suffit de recroiser son chemin une seule et unique fois pour ébranler à nouveau son âme.
La première fois il avait eu du mal à s'en remettre, aujourd'hui sonnait le coup de grâce.
Ces yeux le brûlaient, rougis par la fatigue. Des larmes acides consumaient son coeur. Injectés de sang, ils évoquaient aussi la folie dans laquelle le saurus était plongée.
Cela faisait vraisemblablement plusieurs jours qu'il n'avait rien avalé de solide. Le liquide passant mieux, à la vue du nombre de bouteilles présentes sur la table et en dessous... Son visage émacié lui donnait l'air d'un mort en sursis.


Sa poitrine lui fait mal...une douleur lancinante

"Liem... Lie...em... que me fais tu?"

Son coeur est dans un étau, il suffoque. Sa gorge se resserre, son esprit n'est plus clair, il n'y arrive plus. Quelques râles se mêlent aux respirations difficiles, il ne peut plus parler, ces cordes vocales sont paralysées. L'alcool ajoute à sa détresse, l'empêchant de tout réflexes de survie grégaire.

"Pourquoi maintenant? je t'avais oublié... pourquoi?"

Nouvelles douleurs. Le saurus dans un sursaut musculaire se redresse et s'aide de ses bras.
La flamme chancelle, elle baigne presque dans la cire maintenant.
Ses muscles manquent d'oxygène car le sang ne circule plus, peu à peu son esprit devient brouillard, brumeux puis limbes.


"Lie..." Liem.

Dernière pensée. Le bougie s'éteint brusquement. De l'obscurité totale nous provient un bruit sourd. Un corps qui tombe...




Le saurus se réveille en sursaut. Trempé de sueur il est désorienté.

"Où suis-je?"

Il essaye de se relever mais il est empêtré dans quelque chose qui le retient entièrement prisonnier. Il voudrait parler mais il n'arrive à prononcer qu'un son inaudible, étouffer par la masse qui l'oblige à rester au sol. L'obscurité est totale.
L'angoisse monte.


"Mon bâton... ais - je été capturé?"

Panique

"Les ehlonniens se sont ils aperçus de ma disparition? Depuis combien de temps suis - je ici?"
Il a encore du mal à respirer, mais peu à peu son souffle ralentit. Il sent son coeur renvoyer le liquide vital dans ses membres endoloris. Son esprit redevient clair.
Un trait de lumière auquel il n'avait pas prêté attention filtrait à travers la matière d'entrave.
Ses agresseurs l'ont débarrassé de son armure, de ses armes cachées, y compris le coutelas qu'il garde dans une poche secrète. Personne n'était au courant de sa présence pourtant...
Prisonnier, il essaye de se traîner sur le sol... choses étranges, pourquoi l'avoir déshabillé entièrement... mais ne pas lui avoir lié les pieds et les mains?
Le saurus émergea alors de la nébuleuse dans laquelle il était encore plongé. Il prit la membrane qui le retenait entre ses doigts et reconnus une matière qui n'avait rien de dangereux.
A ce moment, le saurus comprit l'ampleur de sa stupidité. Whitesaurus éclata de rire et se laissa retomber sur le sol, sa tête heurtant quelque chose de moelleux.
Son hilarité passée, le saurus se libéra de sa prison de coton et se dirigea vers la fenêtre de sa chambre. Il l'ouvrit et s'aperçut que la lumière perçue tout à l'heure n'était que la fente de ces volets. tout ça n'était qu'un mauvais rêve... Dehors le temps était radieux, une légère brise soufflait sur son visage dans ce matin printanier...


Un soupçon de déjà vu... une ombre sur son visage, celle de la crainte et de l'indécision...
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